wrapper

Forthcoming Event

VENDREDI 2 décembre 2016
agefi
Les roboadvisors agissent en renfort
L'Agefi
1002 Lausanne
021/ 331 41 41
www.agefi.com

Les roboadvisors agissent en renfort

Shorex. Les instruments technologiques ne remplace pas (encore) la relation personnelle entre le client et son conseiller mais soutiennent ce dernier.

Christian Affolter

Les clients vont-ils bientôt investir en ayant simplement recours à une plateforme sur internet ayant établi une proposition sur la base de leurs réponses à une série de questions soigneusement étudiées pour évaluer leurs besoins et leurs objectifs? Cette vision qui préoccupe probablement maints conseillers à la clientèle et gestionnaires indépendants ne correspond guère à celle défendue hier par les participants à une table ronde lors de la conférence annuelle Shorex à Genève modérée par le professeur à l’Université de Genève Michel Girardin. Il apparaît au contraire que les outils technologiques agissent plutôt en soutien aux conseillers pour répondre encore mieux aux besoins de leurs clients toujours plus spécifiques. Soit par exemple de transformer le volume de données et la longue expérience disponibles au sein d’une banque en plus-value pour les clients. Selon le co-fondateur et président exécutif de l’entreprise française Fundvisory Nicolas Gonzalez, «ces outils doivent simplement permettre au conseiller d’approfondir les besoins des clients et leurs portefeuilles».

Il a également invité à ne pas sous-estimer la force et l’expérience de Google, Facebook, Apple et d’autres à exploiter de larges volumes de données, probablement bientôt dans le domaine des conseils financiers également. Cependant, il ne faut pas forcément voir les nouvelles entreprises fintech en tant que concurrents remettant fondamentalement en cause la place des prestataires actuels. Une banque doit notamment décider pour chacune des solutions qu’elle entend mettre en place si elle veut la réaliser par ses propres moyens ou faire appel à des entreprises externes. Les économies de coûts réalisables par l’automatisation de certains processus ne sont pas réservées aux nouveaux acteurs non plus, mais concernent aussi les banques établies. Ces nouveaux moyens véhiculent en particulier la promesse de diminuer fortement le coût d’acquisition d’un client, qui, selon certains intervenants, est bien supérieur à celui d’un garagiste pour la vente d’une nouvelle voiture.

Le statut actuel d’intermédiaire qu’ont les Roboadvisors pose cependant la question du canal à privilégier avec d’autant plus d’acuité. Certaines approches visent une clientèle qui ne peut de toute manière plus recevoir des conseils de la part de collaborateurs d’une banque, en raison d’un montant à investir insuffisant (B2C). D’autres ciblent plutôt une intégration au sein des outils d’un professionnel (B2B). Les deux comportent des problèmes, comme l’a relevé Adriano Lucatelli, président exécutif de la société zougoise Descartes Finance: «une approche B2B équivaut à une tentative de rendre plus agiles des acteurs établis, plutôt lents. Ces solutions ne devraient donc pas être générées par des grandes banques. En revanche, pour le canal B2C, le voyage pourrait durer nettement plus longtemps que vous ne le pensez, cinq, voire dix ans. Pour autant que vous assuriiez une transparence totale au niveau des coûts.» Cela risque de ne pas suffire, selon le partenaire de Chappuis Halder Daniel Corrales: «la confiance a un coût elle aussi. Vous devez construire une vraie relation, établir un vrai historique. L’année dernière, les Roboadvisors ont subi d’énormes pertes de capital, car ils n’ont pas pu offrir cette relation-là, les clients n’ont eu personne à qui s’adresser en cas de problèmes. Les banques sont assises sur une mine d’or de données, connaissent les profils des clients et leurs comportements. Elles ont également appris à travailler avec une souplesse similaire à celle d’une startup.»

Le responsable d’UBS SmartWealth Claudius Sutter, qui a mis en place une plateforme en service au Royaume-Uni depuis le 21 novembre, a bien entendu toute une série d’arguments pour souligner au contraire les avantages de solutions issues d’une grande banque. «Nous pouvons être plus rapides qu’une startup pour mettre sur pied une plateforme. Au plus fort de ce projet, 120 employés ont travaillé dessus, combinant ainsi plusieurs dispositifs de compétences, allant de la conception de l’interface utilisateurs jusqu’à la création d’algorithmes.» Tout en admettant avoir travaillé en partie dans une structure séparée. «Transformer une structure existante prend plus de temps et est plus complexe, souligne-t-il. Nous avons fait également fait appel à des personnes méfiantes, remettant en questions les propositions. Ceux qui veulent être parmi les premiers à adopter une nouvelle solution ont en revanche plutôt été intégrés dans le processus de conception. Nous avons cherché à déterminer la plus-value qu’apportent les humains par rapport à des conseils générés automatiquement. Le résultat en est qu’aujourd’hui, les conseillers à la clientèle sont les meilleurs promoteurs de la solution que nous avons élaborée.»

Il y a cependant aussi le danger que les roboadvisors cimentent des modèles de construction de portefeuilles sérieusement remis en cause depuis la crise financière, comme par exemple la théorie de Markowitz. Qu’ils s’y réfèrent toujours ou non, parfois avec des adaptations intégrant le momentum, Adriano Lucatelli évoque un autre élément pouvant être décisif pour la performance finale: les frais de gestion sont sensiblement moins élevés.

Source: agefi.com

About Us

Shorex is a specialist media group for the wealth management industry and the high-end luxury market. Our purpose is to provide our partners, delegates and visitors with an effective networking platform where they can forge productive relationships and come away with strong ideas... read more

Press

Les clients vont-ils bientôt investir en ayant ...
La sortie de l’Union européenne va-t-elle faire ...
La mission du cycle de conférences organisé à ...